La résistance aux changements
est un mythe
qui nous sert à déguiser notre échec.
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On nous rabroue les oreilles depuis plusieurs années
sur la résistance des hommes face aux changements.
Parler de résistance aux changements, c’est
ne pas bien comprendre le phénomène.
Rien sur la terre ne change plus vite que la société.
On y introduit à tous les jours de nouveaux procédés,
de nouveaux produits, de nouvelles technologies, des importations,
de nouvelles musiques, de nouveaux médicaments, de nouveaux
systèmes de communication, de nouveaux divertissements, de
nouvelles religions, de nouveaux aliments, de nouveaux matériaux,
de nouveaux vêtements, de nouveaux designs d’habitation,
de nouveaux services, etc. Tout change autour de nous si rapidement.
En moins de 100 ans, l’humanité est passée de
la charrette à foin, au premier pas de l’Homme sur
la lune, et, à la compréhension et la manipulation
de l’infiniment petit. Tous ces changements ont été
apportés par, et seulement par, les hommes. Si les humains
résistaient vraiment aux changements, comment cette multitude
de changements aurait pu voir le jour ?
L’Homme est l’animal terrestre qui
est le plus adaptable. L’homme ne résiste pas aux changements.
Par contre, la sagesse de l’Homme l’amène
à questionner le bien-fondé d’une nouveauté.
Et heureusement qu’il en est ainsi. Imaginez ce que serait
notre monde si l’Homme goberait toutes les nouvelles idées,
sans questionnement.
L’Homme est humain, il n’est pas une
machine dont on n’a qu’à changer de programme
pour le faire fonctionner autrement. L’homme doit apprendre
par l’expérimentation.
Lorsque mon professeur de golf me montre comment bien frapper la
balle et que je ne réussis pas, est-ce parce que je m’oppose
à changer mon mouvement ?
L’Homme a des habiletés naturelles,
il y a des tâches qui seront toujours plus difficiles à
exécuter par certains que par d’autres.
L’Homme est ce qu’il est, vouloir changer
sa nature est un travail ardu, si on n’y parvient pas, doit-on
plaider la résistance au changement ?
On veut faire changer nos organisations afin de
faire face aux nouvelles exigences d’un marché où
il est de plus en plus difficile d’être compétitif.
Comme on ne réussit pas bien, pas assez vite ou qu’on
n’atteint pas les résultats attendus, on se rebiffe
et on stipule qu’on vit de la résistance au changement.
Quand on pense que quelqu’un résiste
aux changements que vous désirez qu’il apporte, posez-vous
les questions suivantes :
- A-t-il bien compris et accepté le bien
fondé du changement ?
- A-t-il les aptitudes physiques ou intellectuelles
requises ?
- A-t-il reçu la juste information ?
- A-t-il reçu la formation nécessaire
?
- A-t-il eu la chance d’expérimenter
le changement ?
- Le changement proposé est-il contre
nature pour la personne visée ?
- A-t-il eu des mauvaises expériences ?
Voici quelques idées pour bien réussir
vos changements :
- Soyez un exemple ;
- Présentez la situation actuelle ;
- Communiquez clairement votre vision (point
d’arrivée) ;
- Expliquez le bien-fondé et le bien commun
du changement ;
- Présentez les moyens pour y arriver
;
- Assurez-vous que les gens ont compris ce que
vous vouliez qu’ils comprennent ;
- Répétez, répétez
et répétez jusqu’à ce que ça
devienne un automatisme ;
- Encouragez plutôt que réprimandez
;
- Et surtout, persévérez. Il est
utopique de penser que, même avec la meilleure des volontés
possible, les gens puissent mettre en application rapidement et
adéquatement les changements proposés.
- Ne considérez pas les réactions
comme de la résistance aux changements mais plutôt
comme de l’expérimentation. Soyez un guide.
« Le temps ne respecte pas ce
que l’on fait sans lui. »
Dites-vous que si vous ne réussissez pas
vos changements, le seul responsable, c’est vous.
Marc Chartrand, ing., Président |